Alice au pays des Merveilles

Aller là où c’est bon pour moi


Eviter la douleur ou chercher le plaisir?

La Biodanza se propose -et nous propose- de sortir de la propension assez judéo-chrétienne à glorifier la douleur et le sacrifice, pour nous ouvrir aux multiples déclinaisons du plaisir de vivre: plaisir de danser, d’explorer notre kinesthésie (mouvements) et notre cénesthésie (l’ensemble de nos sensations internes), d’être en lien avec soi, avec l’autre, avec le Tout, de donner et de recevoir, de créer, …

Il ne s’agit pas d’éviter la douleur, car d’une part elle est inévitable, et notre existence continuerait dès lors de tourner en vain autour de ce douloureux pivot. Il s’agit bel et bien de dire OUI au plaisir quand il pointe le bout de son nez rose. Lui faire une place de choix. Cesser de le diaboliser. Non pas le chercher partout avec un acharnement forcené mais nous ouvrir à sa présence parfois discrète dans nos gestes, nos mouvements, nos regards, nos élans…

« Aller là où c’est bon pour moi » ne sous-entend il pas quelques préalables?

  • Je suis capable de sentir ce qui est bon pour moi; se « sentir bien » commence par « se sentir » tout court, non? D’où une invitation à une écoute intime de mes sensations, de mes émotions et de mes besoins, des désirs du corps et du cœur…
  • J’ai vécu suffisamment d’expériences de plaisir et de déplaisir pour pouvoir reconnaître leurs signaux en moi.
  • J’ai suffisamment d’énergie vitale pour amorcer un mouvement vers l’avant, pour quitter une situation qui ne me convient pas, pour sortir de l’inertie et me mettre en marche vers ce qui me convient.
  • J’ose quitter ma zone de confort habituel pour aller vers l’inconnu; cette audace existentielle demande une base affective suffisante, sans laquelle la résistance au changement est souvent plus forte que le désir de transformation.
  • J’assume mes désirs, mes « oui », et mes « non », sachant que dire non à quelque chose, c’est toujours me dire oui à moi.
  • Enfin, j’ose faire des choix, et j’accepte donc de tâtonner, de me tromper, de faire des soi-disant erreurs qui ne sont en réalité que des apprentissages.

Qu’est-ce qui me nourrit?Biscuit Mange-moi - Alice au Pays des Merveilles

Lorsque je parviens à l’endroit qui est « bon pour moi », je peux aussi me demander quelle nourriture y sera la meilleure pour mon corps, mon cœur, mon esprit?

Qu’est-ce qui m’apporte de l’énergie, de la stimulation?
Qu’est-ce qui nourrit mon désir de vivre?
Qu’est-ce qui me reconnecte à l’abondance première et fait qu’à mon tour, étant suffisamment nourri·e, j’aurai l’élan de nourrir mes frères et sœurs humains?

Les réponses à ces questions ne sont pas à chercher dans la tête, à grand renfort de concepts, de principes ou de visualisations. Elle sont à oser, à vivre, à danser…

 

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