Articles de fond


A la rencontre de nos besoins d’espace et de temps 1

Un jour, j’ai lu que les conflits dans le couple trouvaient souvent leur origine dans des  besoins d’espace et de rythme différents. J’ai examiné mes expériences de couple successives et j’ai constaté qu’il y avait là une certaine pertinence… J’ai besoin d’espace! Tout comme les animaux possèdent un territoire qu’ils défendent, l’homme aussi possède son territoire. Ce territoire est un […]

Espace et Temps dans nos relations

Feu de joie

Vivre léger… comme le feu.

Vivre léger…comme le feu Depuis qu’un premier homme (mais qui dit que ce n’était pas une femme?) a frotté deux silex l’un contre l’autre jusqu’à ce qu’en jaillisse une étincelle, l’humanité n’a eu de cesse de reproduire ce phénomène fascinant…et de domestiquer l’indomptable sauvagerie du feu. Volé aux dieux Symbole de connaissance et de puissance divine, dans la mythologie, il fut […]


Le pouvoir de la transe en Biodanza

Transe & Régression en Biodanza Le mot TRANSE vient du latin « TRANSIRE » et dérive de transit, transport, passage d’un état à un autre état. La transe est un phénomène biopsychologique de perte de l’état habituel d’attention, un changement d’état de conscience qui est toujours accompagné de modifications cénesthésiques, c’est-à-dire de modifications des perceptions corporelles (sensations corporelles de légèreté et de fluidité […]


Cercle-parole

La parole vivencielle en Biodanza

En Biodanza, il existe deux moments pour chaque séance :

  • Le moment de partage suivi d’une introduction théorique – Verbal
  • Le moment de danse – Pratique non verbale

Ces deux moments constituent la vivencia car tous deux sont vivenciels.

Une des fonctions de la pratique non verbale est de déclencher un processus de croissance. Ce processus se passe sur le plan moteur, sensoriel, émotionnel, relationnel et peut être exposé, confronté et modifié lorsqu’il est exprimé devant le groupe et lorsqu’il s’inscrit dans un échange.

La parole, une danse de l’être

La partie dite « verbale » de la Biodanza n’a pas pour objet de créer des défenses et résistances supplémentaires autour de ce que nous ressentons, mais de nous permettre d’exposer notre ressenti à sa propre transformation dans le feedback et le partage avec les autres.

C’est ainsi que nous parlons de « récit de vivencia ». Et lorsque le groupe existe de fait en tant que tel, le partage vivenciel de chacun de ses membres est perçu et vécu par tous comme une danse totale. C’est ce qui fait entrer les personnes dans ce que nous appelons « la parole émue ». Elle est émotion pour qui l’offre et pour qui la reçoit.

La cohérence entre les moments de verbalisation et de pratique, donne l’impulsion, l’autorisation au changement.

Par le récit de vivencia, le participant décrit certains aspects intimes, personnels, témoignant des processus les plus représentatifs de son expérience intérieure pendant un exercice.

Les fonctions du récit de vivencias sont diverses et très importantes :

 1.     Il permet de revivre émotionnellement une vivencia passée, ce qui permet l’intégration d’éléments de conscience porteurs de sens pour le sujet (connexion à soi).

2.     C’est une occasion d’établir un lien de sincérité et de communion avec les autres participants du groupe (connexion à l’autre).

3.     Le fait de partager une vivencia intime dans le climat ritualisé de l’intimité verbale représente une expérience en soi cathartique et, par là même, induit une sensation de conciliation profonde avec le monde (connexion à l’univers). 

Le récit de vivencias se servant de la parole, donne lieu à un processus de permanence du sens de la propre expérience dans le temps. La parole fonde la réalité. Car, par la parole, des éléments symboliques vont se manifester et participer à l’augmentation du degré de conscience de l’expérience vécue.

Ce processus constitue un passage du niveau vivenciel au niveau émotionnel puis à celui des sentiments car, lorsque le participant narre sa vivencia, il assume l’expérience vécue. Il en devient pleinement sujet. Ce processus contribue au renforcement de l’identité par l’expression de soi au sein d’un groupe. 

Il ne s’agit en aucun cas de dialogue thérapeutique et ne donne lieu à aucune forme d’interprétation. La Biodanza n’est pas interprétative.

Le récit de vivencias signifie « exprimer ce qui a été ressenti et non pas ce qui a été pensé ou déduit ». 

La description des vivencias, offerte sans aucune interprétation constitue l’expression d’une vérité personnelle. Le sens de la guérison surgit des faits vécus.

Source : extraits remaniés des fascicules de formation de l’École de Biodanza Rolando Toro de Liège, © Copyright Rolando Toro Araneda, Traduction Hélène Lévy Benseft

Une vidéo qui éclaire

Cet extrait de vidéo d’Aliette de Panafieu (3 minutes), éclaire le miracle du partage verbal au sein de tout groupe, et est inséré ici à titre d’illustration. Elle ne parle nullement du groupe de Biodanza, qu’elle ne connaît probablement pas. Quoique… Ne présumons de rien !


Une nouvelle humanité

Je rêve d’une humanité qui s’étreint, qui s’embrasse avec joie de vivre, où la solitude n’existe pas en tant que sentiment, où chacun reconnaît la sacralité de l’autre. Un monde où pouvoir se connecter à travers le regard, l’étreinte et le mouvement naturel, car le corps parle de manière plus éloquente que les mots. Et je sais que cela est […]


Ici et maintenant : l’espace-temps de la Vivencia 2

Quand nous nous donnons les mains et formons la ronde, en ouverture d’une séance de Biodanza, nous posons un geste symbolique dont nous ne soupçonnons pas toujours la portée. Nous faisons en effet bien plus que manifester de la sorte notre choix de nous relier les uns aux autres, d’honorer notre appartenance à la communauté humaine. Nous ouvrons aussi un […]


« Les premiers pas de la Biodanza »

par Rolando Toro Araneda, créateur de la Biodanza « J’essaye de me souvenir des premiers moments de la Biodanza dans le passé, les anciens gestes, les rencontres entre amis dans la frénésie de la musique. Au début, la Biodanza apparut silencieusement dans ma vie. Elle a lentement pris de la force, a réveillé l’intérêt des personnes, a suscité des changements surprenants […]


Peut-on changer ce monde ?

Par Pierre Rabhi

Lettre ouverte parue à l’occasion du rendez-vous des 15 et 16 septembre dernier à l’Espace de la Grande Arche à Paris La Défense autour de l’engagement « Pour une éthique globale », en faveur des principes d’équité et de non-violence.

Nous sommes un certain nombre à penser que les valeurs fondatrices de nos civilisations sont cycliquement remises en cause.

Nous savons que les idéaux qui accompagnent les grandes épopées humaines ont besoin de se renouveler pour s’adapter à l’esprit des Temps et aux besoins des générations qui se succèdent sur la Terre.

L’humanité est-elle prête à accueillir une transformation de la conscience aussi radicale et profonde que celle qui lui permettrait de s’ouvrir à la splendeur du monde, à la manière d’un bourgeon qui explose au printemps pour faire apparaître la lumière de la fleur, prémisse de l’accomplissement du fruit ?

« L’éventualité d’une telle transformation constitue l’essentiel du message des enseignements des grands sages de l’histoire humaine : Bouddha, Jésus et d’autres figures emblématiques sont les premières fleurs de l’humanité. Ce sont les précurseurs des fleurs précoces, rares et précieuses et leurs messages respectifs ont été largement incompris et souvent déformés, car une floraison généralisée n’était pas encore possible à leur époque… » Eckhart Tolle

L’humanité est-elle prête aujourd’hui, plus qu’elle ne l’était hier, à ce formidable changement intérieur qui prédispose à tous les changements possibles pour l’extérieur ? Nous sommes une « grande minorité » à le croire et à le démontrer. Toutes les résistances populaires des indignés face à l’imposture de la sphère financière, les innovations sociales en cours et les manifestations de la société civile pour instituer davantage de justice, davantage de solidarité, davantage de partage et de fraternité ne sont-elles pas les signes avant-coureurs de la mutation attendue ?

Toutes les initiatives citoyennes : « Resto du cœur », Jardins de Cocagne, économie solidaire, commerce équitable, AMAP (association pour le maintien des agricultures paysannes), Terres de Lien, Médecins sans Frontières et combien d’autres mouvements bénévoles de protection de l’environnement et d’actions caritatives, n’en sont-elles pas les manifestations exemplaires ?

Elles suscitent l’adhésion spontanée et désintéressée de tant de jeunes aujourd’hui, parce qu’ils sont plus préoccupés d’entraide, de solidarité et de coopération que de carrières, de compétitions ou de profits stériles…

Tous ces indicateurs du changement sont sous nos yeux, aussi incontournables et irrépressibles que la métamorphose de la chenille en papillon.

Le best-seller du Vénérable Thich Nhat Hanh, « Ce monde est tout ce que nous avons », est une invitation à relier l’écologie et la spiritualité, comme deux notions indissociables de l’énergie du « Sacré ». Nous devons changer ce monde : nous changer nous-mêmes pour le rendre plus juste, plus sûr et plus durable pour les multiples espèces qui en ont besoin avec nous… et après nous, et surtout ne pas laisser faire l’insupportable discrimination économique et sociale qui dégrade la personne humaine et qui compromet toute possibilité de vivre en paix sur cette terre. N’est-ce pas le plus beau et le plus grand des enjeux que nous pouvons relayer sur la terre entière avec les modes de communications modernes dont nous disposons afin de susciter cet immense élan vers un idéal commun : Protéger la vie et les ressources sur cette belle et unique planète en commençant par célébrer en nous les valeurs sacrées de la spiritualité et de la pleine conscience.

N’éludons pas nos responsabilités individuelles et collectives dans la situation de ce monde en surgissement. Apprenons à vivre ensemble et à incarner ce message de paix pour entrer dans la liberté.

Lettre ouverte co-signée par : – Docteur Christophe André, médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, écrivain – Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement, co-fondateur d’Intelligence Verte et des principaux mouvements d’Agriculture Biologique. – Marc Luyckx Ghisi, théologien, mathématicien, philosophe, ancien conseiller spécial à la présidence de la Commission Européenne. – Edgar Morin, sociologue, philosophe, auteur de nombreux ouvrages de référence. – Docteur Hanh Nguyen Ngoc, médecin acupuncteur, enseignante du Dharma, présidente de l’association Pour les Enfants du Vietnam. – Jean-Marie Pelt, botaniste, agrégé de pharmacie, écrivain, homme de radio. – Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire à la Cour des Comptes de Paris. – Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe, essayiste auteur de « La Sobriété heureuse ».

« Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine. »

Pierre Rabhi